par Guillaume Barla
L’automne est clairement l’une des saisons favorites de tous les pêcheurs de carnassiers. L’activité reprend ou bat son plein et les captures sont nombreuses. Encore faut-il savoir s’y retrouver avec ces conditions météorologiques qui varient rapidement et nous font perdre la boule.
Plusieurs saisons en une
L’été laisse sa place petit à petit, mais sait aussi repointer le bout de son nez parfois très tard dans la saison. Ceux qui ont la chance de connaître l’été indien, auront des températures clémentes une bonne partie de la saison automnale, alors que d’autres sortiront le bonnet ou les imperméables dès le mois de septembre. Entre redoux, pluies et premières gelées, le comportement des poissons, ainsi que leur localisation, est très variable d’une journée à l’autre et d’un secteur à l’autre. L’automne est une période de transition, où l’on peut donc rapidement, passer de l’été à l’hiver, en quelques heures. Ajouté à une pression de pêche plus importante, suivre le comportement des poissons devient parfois délicat et le choix des postes est un vrai casse-tête. Même si globalement les carnassiers suivent les blancs, ce sont toutes les espèces qui subissent ces variations.
De ce fait, le choix du poste devient primordial pour tirer son épingle du jeu et cela demande beaucoup d’adaptation. Le secteur excellent aujourd’hui peut se révéler vide le lendemain à la suite d’un coup de froid, par exemple. Naturellement, nous allons avoir envie de prospecter rapidement un maximum de postes, pour localiser les poissons rapidemnent, un peu comme le powerfishing de printemps. Cependant, ce n’est pas toujours la meilleure solution. J’ai envie de dire, si l’eau reste à une température élevée, c’est-à-dire au-dessus de 15°C, cette solution est tout à fait envisageable. A l’inverse, si dehors l’hiver commence à se faire sentir, il vaudra mieux avoir une approche précise et soignée de chaque secteur, car les poissons commencent à descendre et se caler en profondeur.
L’incontournable berge
C’est l’un des postes les plus simples à pêcher et immédiatement identifiable. Pêchable du bord et en barque, on aimera avoir une prospection large et facile à la recherche des poissons actifs. Aux heures les plus chaudes, quand l’eau remonte de quelques degrés, blancs et carnassiers y sont souvent présents en nombre. Les berges proposent de nombreux postes grâce à des arbres morts et des zones encombrées très courantes. Perches et brochets aiment chasser lorsque l’eau est encore tempérée, car ils y trouvent beaucoup de proies. Le sandre n’est pas absent, bien au contraire, il aime se planquer sous les obstacles proches du fond.
Ce sera l’occasion de faire passer de gros lipless jerkbaits. Leur nage ample et douce, en glissant dans l’eau, ne laisse pas les becs indifférents en voyant passer cette proie, de taille conséquente. Les crankbaits ne sont pas un mauvais choix aussi pour réveiller les poissons qui commencent à se ramollir avec le froid. Enfin, pour les sandres et silures cachés dans les secteurs encombrés, un shad, avec une queue large et puissante, monté en texan sera un très bon choix pour pêcher sans s’accrocher.


Où chercher les carnassiers quand l’automne fait passer de l’été à l’hiver en quelques heures ? Dans les 4 pages de son article publié dans La Pêche et les Poissons n°972, Guillaume Barla passe en revue cinq autres postes de saison : l’herbier mourant qui flotte en pleine eau, l’arrivée d’eau, les piles de pont, la fosse où se serrent les poissons blancs et les pointes rocheuses, son poste favori du milieu d’automne.
Pour chacun, il explique comment l’aborder et quels leurres présenter : têtes anti-herbes, chatterbaits et spinnerbaits dans l’herbier, shads bien plombés, lames et vibrants face au courant, grammage des têtes plombées en verticale sous les ponts, finesses à faire descendre les « marches » des blocs rocheux.
Deux encadrés complètent le dossier : la boîte de leurres de l’automne et la météo comme guide pour choisir son poste.
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