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L'universel ver de terre

Crédit photo Jean-Baptiste Nurenberg

Au risque de froisser certains esprits puristes de la pêche à la mouche, bienvenue dans un monde vaste et inconnu mais pourtant tellement familier : celui des lombrics ! Nos discrets vers de terre, qui pullulent dans certaines zones, garantissent, quelle que soit la saison, des apports exogènes riches. Ainsi la truite ne rate pas une occasion pour profiter de cette manne terrestre, surtout lorsque les invertébrés habituels se font rares. Zoom sur ces drôles d’animaux gluants et rampants qui hantent notre sol.

C’est certain, nous sous-estimons considérablement leur nombre. Ce n’est que peu dire puisque leur biomasse totale à travers la planète est bien supérieure à celle de l’homme ! Les lombrics se concentrent de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’individus par mètre carré, portant une biomasse à l’hectare de plusieurs tonnes (entre 1 et 3) ! Ce n’est qu’une moyenne puisque sur certaines prairies agricoles où l’épandage est important, la densité monte à plus de 1000 individus par mètre carré. Ces invertébrés peuplent l’intégralité des sols tropicaux et tempérés. Ils sont appelés ingénieurs des sols en contribuant considérablement au mélange des couches de surface, ainsi qu’à l’aération des sols. Pour le commun des mortels, les vers de terre se ressemblent tous. Mais en réalité, plus de 7 000 espèces sont répertoriées à travers le monde. Certains représentants dépassent très largement le mètre ! En France, notre sol abrite déjà près des 150 espèces dont deux très fréquentes : le ver commun (Lumbricus terrestris) et le ver de terreau (Eisenia fetida) bien connus des pêcheurs…

Nous sommes tous familiers des monticules provoqués par les lombrics.
Crédit photo : Jean-Baptiste Nurenberg

Trois catégories

Lorsque l’on s’attarde sur le sujet, on s’aperçoit que les vers de terre présentent des caractéristiques très diverses suivant les espèces et leurs habitats. Il est néanmoins possible de les catégoriser en trois groupes distincts : écologique, morphologique et comportemental.

Écologique. Ce groupe englobe des vers « endogés » qui représentent en viron 20 % des espèces tempérées du globe. Ces individus non pigmentés vivent en général dans la couche la plus superficielle du sol, non loin de la surface. Ils se nourrissent de la matière organique contenue dans cette fine strate. Néanmoins, chaque espèce dispose d’une sorte de préférendum, qui s’établit en fonction de la richesse du sol.

Morphologique. Les épigés sont des espèces de petite taille vivant et se nourrissant de matière organique uniquement à la surface du sol. Ils ne creusent pas (ou très peu) et se contentent de serpenter exclusivement au cœur de la litière superficielle. Ces vers pigmentés utilisent des nuances variables pour se fondre dans le décor. Néanmoins, ce sont généralement eux qui sont le plus exposés aux prédateurs.

Comportemental. Voici le groupe le plus vaste qui compte les vers que nous côtoyons le plus. Ces espèces, souvent de grande taille, vivent sur la verticalité du sol, en creusant des galeries plus ou moins profondes. Certaines espèces descendent jusqu’à trois mètres ! Cette vie en profondeur ne les empêche pas de remonter vers la surface. Bien au contraire, la plupart du temps, elles remontent pour venir s’alimenter.

Certaines espèces sont aquatiques
Crédit photo : Jean-Baptiste Nurenberg

En langage moucheur, ça donne quoi ? 

Cette denrée est tout sauf négligeable ! Je pense même que la piste « vers de terre » est totalement sous-exploitée par les pêcheurs à la mouche comparativement à d’autres techniques qui ont fait de cet invertébré un appât de référence. Pourtant, les imitations de lombrics jouissent d’un potentiel intéressant par leur polyvalence d’utilisation (conditions, saisons…) tout en bénéficiant d’une grande simplicité de montage. Pour créer l’illusion et pour pouvoir positionner la bille en milieu de hampe, j’aime utiliser des hameçons à très large ouverture. Côté imitation, il est possible de trouver dans le commerce des matériaux prévus pour ces créations type « San Juan Body » ou « Jelly Worm ». Une fois montés et plus ou moins lestés pour pallier chaque éventualité, ces petits appendices de latex créent totalement l’illusion. Il est bien évident que ce type d’imitation fait l’unanimité auprès d’autres espèces comme le chevesne, le barbeau ou la carpe.

Fiche montage : hameçon TMC 212TR,  fil Nano silk 12/0, corps San juan body rouge + bille tungstène métal rouge 3,8 mm
Crédit photo : Jean-Baptiste Nurenberg

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Biologie - Environnement

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