Dossier brochet : le top des techniques estivales
C'est en Irlande que j’ai fait cette constatation. Peu habitué que je suis à pêcher le brochet aux leurres de surface, je n’arrivais pas à trouver le pattern du jour. Ce lac, je le connaissais par cœur et la densité de poissons ne faisait aucun doute. En passant mes meilleurs leurres au milieu des nénuphars et autres herbiers, je n’arrivais à déclencher aucune touche jusqu’à ce qu’un de mes gars sorte une « frog » et la propulse au milieu du cover… C’était il y a trois ans et je voulais enfoncer le clou avant de vous en parler… c’est chose faite !
Dans les zones encombrées
À certaines périodes, les carnassiers font des « fixettes » : alevins de telle taille et pas une autre, perchettes, gros gardons, etc. À tel point qu’ils ne mangent rien d’autre et que si le pêcheur n’a pas l’exacte réplique de « l’obsession », il finira bredouille… Les grenouilles font partie de cette liste. Au-delà de répondre à cette opportunité alimentaire, les frogs, ces leurres imitant un batracien, permettent de pêcher dans des zones très encombrées où les leurres traditionnels ne « passent » pas. Lorsque la surface disparaît sous les nénuphars ou les herbiers, elle ne peut être exploitée que par quelques leurres spécifiques. Et ça tombe bien, car dans ces sanctuaires, les poissons se sentent à l’abri et sont moins méfiants qu’en pleine eau. De plus, en évoluant à la surface, ils provoquent des attaques spectaculaires qui entraînent de bonnes montées d’adrénaline. Que du bon donc pour ces instruments si chers aux pêcheurs de bass.
Des pauses et des petits bonds
Les modèles proposés sur le marché sont nombreux et variés. Articulé, à plume, à poil ou à bras, souple, dur ou à bavette, tout est bon pour imiter une grenouille qui passe à la surface. C’est le pêcheur qui fera de toute façon vivre son leurre en trouvant la bonne animation du jour. Récupération rapide entrecoupée de pauses courtes ou petites tirées alternées avec de longues pauses, chaque spot et chaque jour possède son rythme. N’oubliez jamais qu’un leurre à l’arrêt reste « vivant ». Durant cette phase, il n’est jamais immobile et continue d’émettre des signaux, aussi faibles soientils. Il ne faut donc pas hésiter à en abuser, car 9 fois sur 10, c’est le moment où intervient l’attaque. En gros, jouez à la grenouille ! Comme dans toutes les pêches de surface, il faut être capable de contrôler ses nerfs et de ne pas ferrer au bruit ou au remous, mais attendre de sentir la touche dans la canne avant de le faire. C’est une règle absolue qu’il faut respecter pour éviter le risque de rater trop de poissons. C’est d’autant plus vrai que les frogs ne sont pas armées de deux triples et que ce sont souvent des hameçons simples orientés vers le ciel qui font office d’armement. Certains modèles souples fonctionnent d’ailleurs comme un texan et nécessitent un ferrage puissant… au bon moment. Bref, à la frog, ne ferrez pas trop tôt !
La sélection d'Arnaud Brière
La Spro Bronzeye Frog à corps creux, qui passe dans les zones les plus encombrées qui soient. La Basirisky (Deps) est devenue un classique du genre. Ses bras la font nager avec beaucoup de bruit et le sillage crée est des plus attractifs. Personnellement, je la réserve aux zones moins encombrées. La River2sea Spittin’Wa frog allie Frog et popper pour les jours où l’eau est ridée par le vent. Enfin, la Rapala BX Skitter Frog, dure, permettra de pêcher également au cœur du cover. C’est à vous de jouer. Crôôa.