Brochet : 14 indispensables qui changent tout !

par Arnaud Briere

De nombreux pêcheurs réfléchissent beaucoup au choix des cannes, leurres ou moulinets, mais les « à côté » sont également indispensables.
De par sa taille et sa puissance, le brochet impose une petite organisation qui facilite sa capture et sa remise à l’eau dans de bonnes conditions. De l’épuisette aux bas de lignes, ces détails peuvent tout changer. Voici ma sélection et mes conseils concernant tous les accessoires propres à cette pêche.


La capture du brochet, et à plus forte raison des gros poissons, passe par une préparation sans failles. Les petits sujets ne posent jamais trop de problèmes, mais les pêches modernes multiplient les occasions de « toucher » un spécimen, que les pêcheurs recherchent d’ailleurs de plus en plus spécifiquement. Les défauts sur la ligne ne pardonnent alors pas… Rechercher un gros poisson pendant des heures nécessite du mental et parfois du courage. Le perdre à cause d’un détail n’est pas acceptable !


Le petit matériel :

Je possède une petite boîte qui contient tout le « petit matériel » indispensable à la confection de bons montages ou au renforcement des leurres habituels.

Les anneaux brisés 
Certes, il est souvent fastidieux de changer systématiquement les anneaux brisés sur un leurre, mais cette précaution vous évitera inévitablement une cruelle désillusion un jour ou l’autre. Ceci est particulièrement vrai avec les cannes puissantes montées avec un grosse tresse. Les freins serrés imposent de grosses contraintes sur les hameçons et les anneaux brisés et un très gros poisson pourra en venir à bout. Vu le prix de ce genre d’accessoires, je vous conseille de ne pas lésiner sur la qualité et d’opter pour du 70 lbs au minimum. Ces anneaux brisés seront parfaits pour rééquiper la plupart des leurres et pour intervenir dans d’autres montages type « 360 ».

Les hameçons 
J’ai toujours en ma possession une boîte avec des hameçons de différentes tailles (du N° 2 au N°3/0). Au même titre que les anneaux brisés, ils doivent être changés sur les leurres qui sont équipés d’hameçons de piètre qualité. Ils serviront aussi pour les différents montages et pour remplacer les hameçons qui seront coupés lors du décrochage d’un poissons mal piqué.

A ce sujet, je n’hésite jamais à couper les branches d’un hameçon mal placé. Il en va de l’intégrité physique de celui-ci. En « forçant » ou en arrachant en force, il y a fort à parier que vous déclencherez des blessures irréparables, même si les ardillons sont écrasés. Alors pas d’hésitation, un coup de pince coupante et tout ira mieux (et vous aussi !).

Je choisi des hameçons solides mais assez fins de fer et très piquants pour faciliter les ferrages. A ce titre les 7547 (VMC) sont parfaits. Et leur rapport qualité /prix est intouchable. J’en ai toujours avec moi.

L’aiguille à locher
Elle n’est pas l’apanage des pêcheurs aux appâts ! Pour pouvoir parer à tous les montages, je vous conseille également d’avoir avec vous une bonne aiguille à locher (les modèles pour carpistes sont parfaits). Elle vous permettra de réaliser des montages 360 propres. De même des émerillons rolling ne prennent pas beaucoup de place et rendent de grands services. Comme pour les anneaux brisés, ne lésinez pas sur la qualité étant donné le prix de ces accessoires.

Les plombs

J’ai également toujours avec moi des « plombs à leurres » qui permettent de re-plomber les poissons nageurs ou les leurres souples. Ils sont souvent constitués d’une chevrotine dans laquelle est insérée une agrafe. De grammages compris entre 3 et 15 grammes, ils permettent en 30 secondes de changer la densité d’un swimbait et de changer sa vitesse d’immersion…ou de récupération. In-dis-pen-sa-ble.

Les sleeves
Je les utilise également pour les montages. Elles doivent correspondre précisément aux diamètres des fluoros utilisés. Je vous conseille d’apporter un soin tout particulier à leur sertissage.


Les pinces :

Dans la lignée de ce petit matériel viennent les pinces. Celles-ci sont absolument prépondérantes dans la pêche du brochet. J’en ai toujours toute une panoplie à bord qui me permet de parer à tous les besoins.

La pince standard
C’est la pince avec laquelle je décroche les poissons. J’aime bien les modèles courts qui autorisent puissance et précision. Elle permet d’intervenir avec précision sur les bords de la gueule ou à travers les ouïes si besoin pour décrocher les hameçons. Elle me sert également pour une multitude de petits bricolages. J’ai également une pince longue qui facilite l’intervention au fond de la gueule du poisson sans prendre de risques inutiles. Je ne l’utilise pas souvent mais elle est parfois très pratique.

La pince coupante
Rarement présente à bord mais indispensable, la pince coupante devrait être obligatoire ! Pour la sécurité des poissons et pour la vôtre. Il arrive régulièrement qu’un poisson soit mal piqué. Entendez par là que les hameçons sont très mal placés, ou que plusieurs branches des triples soient plantées en opposition (entendez par cela qu’il est très difficile d’en retirer une sans « arracher » l’autre). Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à couper ces triples pour sauvegarder l’intégrité du poisson. Un triple, ça se change facilement, et ça tombe bien, vous en avez avec vous !!

Par ailleurs cette pince coupante peut être aussi bien utile quand ce n’est pas le poisson qui est « agrafé »… mais le pêcheur !

Les pinces à montages
Enfin, j’ai aussi dans ma caisse une bonne pince à anneaux brisés qui me permet de changer aisément ces triples justement et qui me facilite tous les montages ! Sans oublier la pince à sleeves, nécessaire pour utiliser ces derniers.

Pour la capture :


Voilà, vous avez tout l’équipement pour capturer un brochet… et il a mordu ! Reste à assurer la prise et à le mesurer…

L’épuisette 
Voilà encore un outil sur lequel il ne faut pas lésiner : l’épuisette. Elle doit posséder plusieurs qualités. Sa taille d’ouverture tout d’abord, qui doit être large (au moins 70/80cm) afin de renter facilement les poissons les plus grands (c’est fou comme une épuisette moyenne parait petite quand elle se trouve nez à nez avec un poisson de 110… et à plus forte raison de 125 !). Elle doit logiquement être solide et munie de mailles caoutchoutées. Ces dernières limitent l’accrochage des hameçons mais surtout, elles épargnent le mucus et les écailles des poissons.

Enfin, je préconise des filets profonds afin de pouvoir garder facilement une prise dans l’eau, le temps de préparer le tapis de réception et l’appareil photo… Deux choses encore à propos de l’épuisette : garder le filet en main lors de « l’épuisetage » afin de limiter les risques d’accrochage d’un triple baladeur qui aboutira forcement au décrochage du poisson qui ne pourra pas rentrer dedans… Enfin, même dans les meilleures épuisettes, les poissons peuvent se débattre et engendrer un véritable sac de nœud préjudiciable pour eux, pour le matériel et le temps de pêche. Je vous conseille donc de décrocher un maximum de poissons directement dans l’eau quand c’est possible. Les grandes pinces sont alors souvent utiles. Moins vous le manipulez, mieux le brochet se portera. En bref, n’épuisetez que les poissons que vous voulez prendre en photo ou qui sont profondément piqués.

La toise
Enfin, l’accessoire que tout le monde espère sortir lors d’une partie de pêche au brochet : le mètre. Celui-ci vous apportera le Graal. Je vous déconseille les modèles en fer qui rouillent. Privilégiez les rubans en plastique, large et solide, voire les gouttières qui permettent de prendre une mesure précisément (mais sont plus encombrantes).


Safety first :

La pêche au brochet n’est pas un sport dangereux mais quelques précautions s’imposent quand même pour éviter qu’une sortie ne finisse à la pharmacie ou aux urgences…

Les gants 
J’entends souvent que les gants anti coupure, c’est pour les « amateurs ». Tant pis, j’en ai dans mon bateau. En guidage, certains pêcheurs ne sont pas habitués à manipuler de gros poissons et ils n’osent pas tenir fermement leur beau brochet pour la photo tant espérée… en le tenant avec plus de confiance, les gants évitent la chute des poissons et les coupures qui peuvent être profondes.

Certains poissons sont vraiment énervés et bougent beaucoup, et je n’hésite pas à m’en servir moi-même quand je les « sens » vraiment remuants. Si vous n’êtes pas décidés à acheter un gant spécialement conçu pour cela, certains modèles pour le jardinage (pour la taille des rosiers par exemple) font parfaitement le job et ne coûtent vraiment pas cher…

La trousse à pharmacie 
Malgré toutes ces précautions, il arrive quand même régulièrement que les dents de nos chers brochets viennent nous « chatouiller » les mains… Il est indispensable d’avoir une petite trousse de secours à bord pour désinfecter et panser ces coupures qui peuvent être profondes.

Ce petit matériel fera aussi l’affaire si vous enlevez un hameçon de la main de votre compagnon. Cependant, n’hésitez pas à aller voir un professionnel si les choses vous paraissent graves ! (Hameçon planté dans une veine ou une articulation, ou coupure mal placée et très profonde).

Gare au soleil
Dans ce même esprit de protection, je ne saurais trop vous conseiller d’avoir toujours un tube de crème solaire avec vous. Les pêcheurs passent beaucoup de temps sur l’eau qui réverbère les UV et accentue fortement les ravages du soleil. Les maladies de peau graves liées au soleil explosent ces dernières années et je vois encore beaucoup de pêcheurs qui ne se protègent pas.

Les lunettes
Vos yeux sont aussi des zones sensibles qu’il faut protéger efficacement contre les rayonnements solaires. Prenez une bonne marque, votre vue n’a pas de prix ! Par ailleurs ces lunettes pourront vous protéger d’un hameçon qui passe trop près et des modèles polarisants vous aideront à repérer un poisson suiveur que vous n’auriez peut être pas vu sans lunettes !


Tous les accessoires dont j’ai parlé au-dessus tiennent principalement dans un petit Bacan. Ils vous faciliteront grandement la vie au quotidien et sauront vous aider à assurer l’intégrité physique de nos chers poissons. Ils vous aideront à ne pas rater le brochet de l’année.
Ce sont souvent les petits détails qui font la différence !!


Tous les accessoires dont j’ai parlé au-dessus tiennent principalement dans un petit Bacan. Ils vous faciliteront grandement la vie au quotidien et sauront vous aider à assurer l’intégrité physique de nos chers poissons. Ils vous aideront à ne pas rater le brochet de l’année.
Ce sont souvent les petits détails qui font la différence !!


Le petit matériel n’a l’air de rien, mais c’est le garant de votre efficacité, de votre sécurité… et de celle du poisson !

Le dernier numéro en vente ici : https://www.aboriva.com/common/categories/134

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