1 - Gros nylon en tête de ligne et plus si affinité…
En particulier sur les zones urbaines, de très nombreux obstacles jonchent le fond. Je vous parle ici de blocs de béton, barres de fer, carcasses de voitures, câbles d’amarrage, etc… Bref il faut du costaud pour résister au frottements ! De longues têtes de ligne en 60 à 80 centièmes sauront vous éviter la casse, mais mieux encore, pêcher avec des bobines directement remplies de nylon de gros diamètre (0.50mm ou +) sera l’idéal et vous évitera de laisser des têtes de ligne en cas de casse.
2 - Bas de ligne 35lbs minimum.
Dans la même lignée que les têtes de ligne, les bas de ligne devront être suffisamment solides et résistants à l’abrasion. J’utilise depuis des années la Quicksilver Gold en 35 et 45lbs avec succès et plus récemment la Outlaw de chez Snout bien adaptée elle aussi. Des bas de ligne en gros nylon ou fluoro feront également l’affaire. Je monte généralement là-dessus des hameçons relativement forts de fer en taille 2 et confectionne des bas de ligne de 25-30cm.
3 - Pêcher les obstacles urbains.
Sur les biefs que je pratique je cherche en priorité les obstacles et changements de berges qui modifient le linéaire du fleuve et son courant. Les ponts, quais et autres décrochés ou structures d’amarrage seront bien souvent des spots à prospecter en priorité… N’oubliez pas l’extrême bordure, certains poissons naviguent dans peu d’eau le long des digues ou des palplanches en particulier dès la nuit tombée.
4 - Amorçage à la bille pure.
J’évite les graines et préfère amorcer uniquement avec des bouillettes de 18mm. Le profil de la Seine s’est modifié depuis plusieurs années, l’explosion du silure a changé les habitudes de beaucoup d’autres poissons. Ainsi on fait très peu de blancs sur les amorçages à la bille (à l’exception de certaines périodes), en revanche un amorçage trop groupé avec de gros appâts attirera inévitablement les hordes de silures. J’opte de préférence pour un amorçage éparse de 3-5kg de bouillettes deux-trois jours avant la pêche.
5 - Affronter le flot de péniches et relancer régulièrement.
Les péniches naviguent très régulièrement et peuvent être de tailles conséquentes, sur certaines portions elles sont particulièrement gênantes pour la pêche créant de forts courants qui feront inévitablement glisser les montages qui finiront très souvent par s’accrocher. En plus de cela de nombreux objets dérivants de type sacs plastiques ou lingettes rendent rapidement nos lignes inopérantes. Bref la seule solution est de relancer ses lignes très régulièrement. D’ailleurs la touche se produira parfois quelques minutes seulement après la relance.
6 - Le gant & la pince spécial glanes.
Après m’être fait râper les mains de nombreuses fois par les mâchoires des silures très présents sur le fleuve, je place depuis pas mal d’années maintenant un gant épais et caoutchouté dans mon tapis de réception, il me permet de saisir convenablement et sans risque ce poisson très opportuniste que vous croiserez forcément en cherchant la carpe. Une pince permet d’enlever facilement l’hameçon parfois fixé très fortement dans les mâchoires extrêmement dures des silures.
7 - Plomber lourd.
Pour faire face au courant, aux péniches, aux objets dérivants et éviter que les montages ne se déplacent, il faut utiliser des plombs lourds généralement 170g à 250g. Lançant la très grande majorité du temps du bord, un clip plomb « métal » et des tétines de qualité vous éviteront de perdre trop de plombs au lancer ou à la touche.
8 - Réduire le nombre de cannes à 2 ou 3.
La pêche en Seine est une pêche plutôt active et parfois même usante. Avoir moins de cannes simplifie le placement et les relances régulières. La logistique reste plus simple et la motivation du pêcheur intacte. C’est clairement plus gérable de relancer deux cannes toutes les heures que quatre, surtout pendant la nuit ! A vous de voir…
9 - Pêche au rappel + Sticks PVA.
Toujours dans l’idée d’une pêche active je rappelle régulièrement avec une ou deux poignées de bouillettes, en moyenne toutes les 45-60 minutes. Bien sûr je tiens compte de la navigation et de l’activité des poissons pour en mettre plus ou moins, mais certains jours cette pêche au rappel vous permettra de créer une forte concurrence entre les poissons et les touches s’enchaineront régulièrement. J’aime aussi utiliser des sticks PVA remplis de bouillettes concassées et de bagmix que j’enfile directement sur le bas de ligne, cela donne une présentation impeccable et apporte une forte attraction à proximité de l’esche.
10 - Un équipement compact et passe partout.
Postes réduits, tantôt sur terre, tantôt bétonnés, il faudra un équipement permettant de se mettre en place rapidement sur tous ces types de postes. Oubliez le biwi familial ! Une brouette ou un petit bateau pourront également permettre d’accéder à certains postes éloignés.
Pics ou rodpod les deux seront utiles selon les cas, j’utilise soit un petit rodpod soit un tripod pour les berges en dur. Il faudra faire face à certains indésirables tels que les rats très invasifs sur certains postes ou les « zonards » pour lesquels il vaudra mieux être vigilant et discret.
En espérant que ces quelques conseils puissent vous donner des pistes pour tenter l’aventure sur le fleuve Parisien ou adapter votre approche, en général votre investissement saura être récompensé…
Peut-être à bientôt au bord de l’eau.