BassCat est une marque US bien connue, rivale des célèbres Ranger, et dont la particularité est qu’elle demeure sous le contrôle de son fondateur, perpétuant la tradition familiale de travail sérieux. BassCat, c’est en effet le souci du travail ben fait. C’est donc une marque de connaisseurs, le genre de bateaux qu’on choisit après plusieurs autres choix. Une destination finale pour le fan de bassboat.
Une star américaine
Aux US, BassCat équipe des pros bien connus comme Mike Iaconnelli, John Crews (de Missile Baits), etc. En France, cinq BassCat naviguent sur nos eaux, dont quatre qui datent de l’ancien importateur. C’est donc avec ravissement que nous avons appris que Providence Boating, déjà distributeur Kimple bien implanté, a décidé de ramener en France cette marque prestigieuse. D’ailleurs, son gérant, Renaud Theis, le dit sans détour : « J’aurais pu choisir d’autres marques, mais ce sont les bateaux dont je rêvais déjà personnellement en tant que pêcheur ; qui plus est, quand on veut s’imposer dans le nautisme pêche, il n’y a que deux stratégies : avoir le meilleur prix, ou avoir le meilleur bateau. J’ai choisi la seconde option. »

Renaud n’est d’ailleurs pas un inconnu dans la vente de bassboat, puisqu’il a travaillé aux côté de Pierre-Loïc Deragne, il a donc aussi travaillé Ranger. Nous y sommes donc allé sans détour avec lui : pourquoi choisir un BassCat plutôt qu’un Ranger ? « Ranger fait d’excellents bateaux, cela ne fait aucun doute. Ils ont de très nombreuses qualités, j’en étais moi-même un grand fan. Quand on choisit un BassCat, on privilégie deux choses : la qualité de construction et la performance sur l’eau. Sur ce dernier point, la différence est visible à l’arrêt, si j’ose dire : quand on regarde un Ranger sur l’eau, il est parallèle à la surface, tandis qu’un BassCat possède un angle — qu’on appelle le deadrise — qui lui permet de déjauger plus rapidement et d’avoir moins de trim pour atteindre son régime de croisière. La poussée du moteur est utilisée plus horizontalement, ce qui a par ailleurs l’immense avantage de moins percuter les vagues. »
De la qualité avant tout
Concernant les matériaux et la qualité de construction, nul besoin d’être un spécialiste pour le constater : presque aucune pièce en plastique, mais de l’inox, de la fibre… et sur certains modèles, de la moquette double densité. La coque possède une fibre de verre infusée en Esther-vinyl, en lieu et place du polyvinyle habituel présent partout. Je possédais moi-même un Nitro quand j’habitais Biscarrosse, et au bout de quelques années des fissures lié au « stress » sont apparues au niveau du tableau arrière. C’est sans danger mais inesthétique, c’est surtout impossible avec un BassCat, dont le vieillissement est remarquable. Sa revente sur le marché de l’occasion en est évidemment facilitée.

Une dernière chose à comprendre au sujet de la philosophie BassCat (avant de parler du BobCat lui-même), c’est qu’il ne s’agit jamais d’un même modèle décliné en plusieurs tailles (comme on le ferait avec un leurre, par exemple), mais de huit bateaux ayant leurs caractéristiques propres. Chaque bassboat a ainsi ses performances et son identité. Comme il serait trop long de les énumérer ici, penchons-nous sur le modèle que nous avons choisi de tester : le BobCat.
Le BobCat dans tous ses états
Long de 5,4m, il était visible à Nantes pour le premier Festival de la Pêche. Son allure racée, légèrement néo-rétro, n’a laissé personne indifférent, et je n’ai moi-même pas tardé à me jeter sur le bateau.
Première remarque : le coffre à canne, qui permet de loger des cannes de plus de huit pieds. Très rare sur un bateau de seulement dix-sept pieds. Ensuite, le vivier, long de 127cm, de quoi loger le brochet de votre vie ! Les rangements sont ensuite nombreux, puisque pour une fois le réservoir essence ne se trouve pas sous les sièges, ce qui a permis à BassCat de créer des espaces isothermes pour le casse-croûte.

Si l’on entre un peu plus dans le détail, l’ergonomie pour le pêcheur est excellente, mais aussi pour le propriétaire, pour qui tout est accessible : plus besoin de se râper les mains et de se tordre les vertèbres pour choper une batterie ! Ou même un système astucieux qui collecte et évacue l’eau qui coule du moteur électrique quand on le sort de l’eau. C’est peut-être ce qui fait que BassCat a a un tel pourcentage de retour à l’achat (93% !) : la satisfaction client est clairement la priorité, aucune mauvaise surprise — nulle part.
Bien entendu, BassCat sait que beaucoup d’acheteurs n’ont pas encore toute l’expertise nécessaire pour apprécier tous les détails d’un BobCat ou d’un autre modèle, aussi existe-t-ils des options dont on peut dire « les vrais sachent », selon la formule humoristique consacrée. Par exemple, n’hésitez pas à investir dans le matelassage sous la moquette, et qui réduit considérablement la fatigue. Disons que ce sera notre petit conseil personnel.
Sur l’eau, le modèle que nous présentons aujourd’hui prends facilement les 100km/h avec le Mercury 150Racing V6, mais au-delà de la vitesse, c’est la confort et la sécurité de navigation qui sont bluffantes. Un peu comme dans une berline haut de gamme, la sensation de vitesse est largement estompée, et même en ayant l’habitude de piloter des bassboats, on se surprend à redécouvrir de bonnes sensations. Vraiment un bateau d’exception !
Contact : contact@providenceboating.fr
