Ghost 360 - Lowrance

Le Ghost 360 est un système qui va permettre, grâce à une simple mise à jour logicielle, d’utiliser le moteur électrique Ghost, équipé d’une sonde à balayage latéral, pour créer de beaux panoramiques à 360°. Ingénieux et plutôt au point, avec certaines limitations.

On aura compris qu’avec ce Ghost 360, Lowrance vient concurrencer, au moins dans le principe, le 360 Imaging (Humminbird) qui, lui, utilise une sonde rotative dédiée, c’est-à-dire indépendante. Mais plutôt que de se lancer dans la conception d’une telle sonde, forcément coûteuse (la conception, mais aussi la sonde), Lowrance tire parti de l’interconnexion entre son moteur électrique Ghost et ses sondeurs. Le moteur va servir de support rotatif, le sondeur pilotant ses mouvements et affichant les résultats. De simples mises à jour logicielles du moteur et du sondeur permettent d’exploiter le Ghost 360. Encore faut-il être en possession de l’ensemble du matériel : un moteur Ghost, la sonde optionnelle Active Imaging 3-en-1 Nosecone (réf. 000-14900-001), spécialement conçue pour ce moteur, et l’un des sondeurs compatibles avec cette nouvelle technologie (Elite FS, HDS Live ou HDS Carbon).

Le moteur doit être équipé de la sonde optionnelle Active Imaging 3-en-1 Nosecone, qui n’est pas livrée en série.
Crédit photo : Michel Tarragnat

La main à la poche

Celui qui possède tout ça pourra exploiter le 360 sans supplément. Sinon, il faudra acheter ce qui pourrait manquer, notamment la sonde Active Imaging 3-en-1 Nosecone (406 €) qui n’est pas livrée en série avec le Ghost mais qui est interchangeable avec la sonde Hdi Nose- cone installée par défaut. Cette dernière n’offrant pas le balayage latéral n’est pas exploitable pour le 360. Gageons que cette innovation devrait booster à la fois les ventes de moteurs Ghost et de sa sonde 3-en-1.

Le système Ghost 360 peut exploiter au choix deux fréquences. La 455 kHz offre une meilleure portée tandis que la 800 kHz va donner une image plus détaillée.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Un pont noyé situé 15 m devant le bateau, dans 6 m d’eau et des blocs détachés du pont sur le fond. En 455 kHz, la scène est bien « éclairée » mais l’image est un peu plate.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Sous un angle différent et en 800 kHz, l’image est plus sombre à partir de 20 m, mais plus fine et contrastée.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Assez malin

C’est du reste ainsi qu’il faut sans doute le voir : une incitation à acheter un moteur Ghost pour ceux qui possèdent déjà un sondeur Lowrance mais hésitaient à franchir le pas. Ou encore à acheter la sonde 3-en-1 pour ceux qui sont déjà équipés d’un moteur Ghost. Compte tenu du fait que le développement de cette technologie n’a demandé aucune conception d’équipement complémentaire mais juste du développement informatique, c’est plutôt malin ! Et sincèrement, le système fonctionne bien. Le principe est simple : on active la fonction 360 depuis le sondeur et le moteur se met en rotation dans un sens jusqu’à avoir fait un demi-tour complet. Il s’arrête alors pour entamer immédiatement une rotation à 180° dans l’autre sens, et ainsi de suite, la combinaison des deux demi-cercles (un pour chaque côté du SideScan) donnant un cercle complet. L’image s’affiche au fur et à mesure, la nouvelle effaçant l’ancienne. Si devoir reprendre le contrôle du moteur se fait sentir, une simple pression du pied sur la pédale désactive instantanément le mode 360 et le moteur redevient fonctionnel. Il est d’ailleurs possible de configurer un raccourci sur la pédale pour remettre le 360 en service d’une simple pression du pied.

Ici, on remarque un fond très caillouteux avec un cassant plus profond sur la droite. Une visualisation très intuitive de l’environnement tout autour du bateau.
Crédit photo : Michel Tarragnat

Très performant

Voilà c’est tout, en fait, rien de compliqué ! Le résultat est intéressant et d’autant plus qualitatif que, comme dit plus haut, le bateau ne dérive pas. Le 360, qu’il soit Ghost ou Imaging, est sans doute le système le plus performant pour avoir une vision d’ensemble de l’agencement des structures qui se présentent autour du bateau, de la configuration d’un poste et même des poissons présents dans le champ. Même sans être un vrai surdoué du sondeur, on comprend facilement ce que l’on voit, et il est possible de placer un point GPS sur n’importe quel objet qui s’affiche, comme avec le Side. Les seules subtilités se situent dans les réglages. Par exemple, on peut choisir entre deux fréquences : 455 ou 800 kHz. La première offre une meilleure portée (90 m) mais l’image est moins précise. Toutefois, pour « scanner » une grande étendue, c’est souvent le meilleur choix. La seconde offre la meilleure discrimination et une image plus nette, plus précise, mais au prix d’une portée moindre (46 m).

Portée poussée à 50 m. Le bateau est au-dessus d’un plateau à fond dur. À droite, la colonne d’une station de pompage au pied d’une butte. À gauche, un tombant profond. 
Crédit photo : Michel Tarragnat

Il est possible de zoomer à tout moment. Le sondeur n’affiche alors qu’une partie de l’image ce qui permet d’améliorer certains détails .
Crédit photo : Michel Tarragnat

Portée ajustable

À noter que ce sont là les portées maximales données dans la fiche technique de la sonde par le fabricant. Dans la pratique, en fait, et notamment pour les détails assez fins, on peut les diviser par deux, 50m en 455kHz et 25m en 800kHz étant plus proches de l’utilisation optimale. Il est possible, via le menu 360, d’ajuster la distance (portée) pour adapter le diamètre du cercle à la fréquence employée, obtenir plus de détails ou au contraire élargir la zone. On peut également zoomer à tout moment pour obtenir un gros plan sur la partie supérieure du cercle. La vitesse de rotation du moteur est réglable : plus lente pour une meilleure définition, plus rapide pour un meilleur taux de rafraîchissement. Le reste des réglages (contraste, palette de couleur) est identique à ce qu’on connaît pour le SideScan.

Par temps calme

Il est certain que le fait d’utiliser le moteur électrique pour faire tourner la sonde présente un inconvénient. Pendant ce temps, en effet, le moteur n’est pas utilisable pour autre chose, naviguer ou faire du surplace s’il y a du vent ou du courant. Étant donné que le 360 est surtout intéressant à l’arrêt, ou en dérive très lente, pour « scanner » l’environnement autour du bateau, cela signifie que les jours venteux ou en présence de courant, cette technologie pourrait être décevante voire difficilement exploitable. Si le bateau dérive trop vite, en effet, l’image est déformée et imprécise. En dehors de cet aspect incontournable, le Ghost 360 reste exploitable dans un grand nombre de conditions, une légère dérive étant tout de même acceptable

Fiche technique

  • Version logicielle (Ghost) : 1.2
  • Version logicielle (sondeur) : 22.1
  • Fréquences : 455 et 800kHz
  • Tarif : mises à jour gratuite

 

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