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Rockfishing : apprenez à reconnaître les poissons de nos côtes

Le rockfishing fait de plus en plus d'adeptes, mais savez-vous reconnaître tous les poissons que vous pêchez ? Les nombreuses espèces de poissons ne sont pas toujours simples à identifier. Bars, vieilles, dorades : vous connaissez. Alors en voici quelques-unes vivant sur nos côtes.

La girelle 

La girelle est un labridé très longiligne qui mesure une quinzaine de centimètres en moyenne (parfois plus de 25). Sa livrée se caractérise par un dos très foncé (brun, noir, rouge) et une partie ventrale bien claire. La présence d’une petite tache noire et bleue au niveau de l’opercule est caractéristique. Les mâles arborent des couleurs plus vives. Concernant ces derniers, on connaît deux variantes, une atlantique et une méditerranéenne.

Répartition. Sa vaste aire de répartition s’étale entre les îles Canaries et la Norvège. La girelle est très commune en France, surtout sur les côtes méditerranéennes et au sud du Golfe de Gascogne.

Mode de vie. La girelle est un poisson de roche typique des eaux côtières. Voilà une espèce qui apprécie aussi particulièrement les abords des grands massifs d’herbiers. Poisson très opportuniste, il vit souvent en petits groupes de quelques individus.

La saupe

Ce petit sparidé est identifiable grâce aux lignes horizontales régulières jaunes dorées qui ornent ses flancs argentés. On observe également une petite tache noire typique à la base des nageoires pectorales. La bouche, qui est orientée vers le bas, est de petite taille et en forme de bec pointu.

Répartition. Présente sur le sud de notre littoral atlantique, la saupe est surtout abondante en mer Méditerranée où elle fait d’ailleurs figure d’espèce emblématique.

Mode de vie. Voilà un poisson qui ne va jamais seul. La saupe est en effet un animal grégaire dont les bancs s’approchent aussi volontiers des plongeurs. C’est sur les secteurs peu profonds que l’on rencontre le plus souvent cette espèce herbivore qui apprécie les très vastes prairies vertes de posidonies.

La blennie gattorugine

La blennie, qui peut atteindre une longueur de 30 cm, est la reine du camouflage, pouvant présenter une incroyable diversité de robes. Elle présente sur le haut du corps des barres sombres plus ou moins marquées. La bouche est petite mais puissante et se caractérise par une dentition dite en peigne : faites attention aux morsures ! Ses yeux sont pourvus de deux petits plumeaux oculaires bien marqués.

Répartition. Comme tous les blennidae, cette espèce sait se faire extrêmement discrète. Pourtant, elle peuple en nombre l’intégralité de nos eaux côtières où elle apprécie plutôt les faibles profondeurs.

Mode de vie. Solitaire et très peu farouche, la blennie ne s’éloigne jamais très loin des fonds rocheux qu’elle explore surtout dans le but de se nourrir. Sur certaines zones, elle peut même être abondante.

Le serran écriture

Nos eaux abritent d’autres espèces de serrans, mais celui-ci est très facilement identifiable grâce à sa robe spectaculaire. Long d’une vingtaine de centimètres en moyenne, le serran écriture possède une queue jaune, des bandes verticales très marquées sur les flancs ainsi qu’une tache bleue très visible au niveau du ventre.

Répartition. En France, on observe beaucoup ce magnifique petit poisson dans le sud du pays, en mer Méditerranée surtout, où il est extrêmement présent, mais également sur la partie basse de la façade atlantique, dans le Golfe de Gascogne.

Mode de vie. La curiosité insatiable du serran écriture facilite grandement l’approche de ce petit carnassier vorace et solitaire. Il apprécie les fonds mixtes, occupant volontiers les cavités et les lisières des herbiers. C’est un poisson très territorial qui n’apprécie guère la présence de ses congénères… sauf lorsqu’il s’agit de s’accoupler.

Le surmulet

Appelé aussi rouget-barbet de roche, le surmulet présente un corps allongé et possède de grandes écailles. Sa tête, sur la partie inférieure, possède deux barbillons mentonniers. S’il peut être facilement confondu avec d’autres rougets-barbets, d’apparence très proche, il est néanmoins le seul à posséder une première dorsale striée et colorée.

Répartition. Ce rouget-barbet peuple aussi bien les eaux de la mer du Nord, de la Manche, de l’Atlantique que celles de la Méditerranée. C’est une espèce que l’on retrouve en effet sur la totalité de nos côtes.

Mode de vie. Le surmulet est une espèce typiquement grégaire, vivant en bancs plus ou moins denses. Fouineur insatiable, il est en recherche quasi permanente de proies qu’il peut débusquer en mettant à profit ses deux barbillons inférieurs. Il dégage alors souvent un nuage de matières en suspension, attirant vite ainsi la curiosité de bien d’autres espèces.

La castagnole

La castagnole est un petit poisson d’une dizaine de centimètres pas plus, et dont la nageoire caudale est en forme de queue d’hirondelle. Son corps ovale, avec sa parure plutôt brune, semble toujours très sombre en plongée. Les juvéniles sont, eux, parés d’une superbe robe d’un coloris bleu électrique profond. De ce fait, ils sont très facilement identifiables.

Répartition. Dans notre pays, la castagnole fréquente uniquement les côtes du sud de la France, en mer Méditerranée donc, où elle est extrêmement abondante.

Mode de vie. Cette espèce vit en bancs parfois très importants sur les fonds mixtes. C’est un poisson calme sauf lorsqu’il s’agit de défendre son nid, caché dans une cavité de roche. Les juvéniles, tout bleu et très visibles, sont observables le plus souvent en été.

Le mulet doré

Les mulets sont souvent un peu délicats à identifier en milieu naturel. Chez celui-ci, on distingue une tache jaune dorée derrière l’œil, sur l’opercule. Avec en outre sa lèvre fine et ses nageoires pectorales pointues, on reconnaît en fait très facilement le mulet doré.

Répartition. Grâce à leurs capacités d’adaptation, les mulets possèdent de vastes aires de répartition. Le mulet doré est présent sur la totalité de nos côtes et en eaux saumâtres.

Mode de vie. Sable, cailloux, herbiers, le mulet doré est partout, fouissant et broutant sur tous les substrats de la frange littorale. C’est un omnivore vivant souvent en banc.

Le labre merle

Bien que se croisant assez peu, le labre merle et la vieille sont assez souvent confondus. Le corps du labre merle est plutôt haut et massif, avec une coloration généralement verte et des marbrures plus foncées sur la robe. Les nageoires dorsale et anale sont bordées d’une fine bande bleutée.

Répartition. Ce grand labridé vit dans les eaux les plus au sud de notre territoire, en mer Méditerranée et au sud du golfe de Gascogne où il est très bien implanté sur certains secteurs.

Mode de vie. Le labre merle apprécie les fonds mixtes d’algues et de roche, avec de nombreuses cavités où il peut se fondre dans le décor. Il peut atteindre une taille importante (environ 50 cm) et il n’est pas rare d’observer de gros individus y compris dans très peu d’eau. En plongée, les rencontres sont hélas assez furtives.

La rascasse brune

La rascasse brune mesure en général une vingtaine de centimètres. Ses couleurs peuvent être très variables suivant son habitat. Néanmoins, on la distingue grâce à deux excroissances très prononcées au niveau des yeux ainsi qu’à trois barres sombres sur la queue, bien que ces dernières puissent parfois être moins visibles.

Répartition. On la trouve surtout sur les côtes atlantiques et méditerranéennes.

Mode de vie. La rascasse brune base tout sur son camouflage. C’est un petit prédateur solitaire toujours à l’affût d’une proie. Elle vit sur les fonds rocheux et les herbiers. Elle est facilement approchable, mais prudence, sa piqûre est venimeuse !

L'athérine

L’athérine possède un corps fin à la livrée argentée avec un dos bleu-vert sans ligne latérale et souvent parcourue par un trait horizontal bien marqué. Ses écailles sont bien visibles. Malgré sa tête fine, l’athérine possède un œil de très grande taille.

Répartition. On rencontre ce petit poisson sur l’ensemble de la frange côtière du littoral français.

Mode de vie. Ce poisson fourrage est très commun. Il est parfaitement visible d’autant plus qu’il apprécie les secteurs abrités accessibles. Il vit sur de faibles fonds, ne s’aventurant pas au-delà de dix mètres. Les athérines forment souvent de grands bancs de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus.

Sar à tête noire

Ce sar possède un corps haut et plat et une livrée argentée avec de fines lignes dorées. Ses opercules sont bordés de fins liserés foncés. La nuque dispose d’une épaisse bande noire qui disparaît peu à peu chez l’adulte en Méditerranée. La base de la queue est marquée d’une seconde bande noire.

Répartition. Le sar à tête noire abonde sur une grande partie de nos eaux côtières, en Méditerranée mais aussi sur toute la façade atlantique et même jusqu’en Bretagne.

Mode de vie. Cette espèce abondante apprécie la vie en petits groupes, sur les fonds rocheux. Elle y recherche coquillages, vers et autres crustacés, détachés et broyés grâce à une puissante mâchoire spécialisée.

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Magazine n°902 - juillet 2020

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